US Open : un toit qui laisse Roland Garros seul au monde

Toit sur le court Arthur Ashe de l'US Open
Toit sur le court Arthur Ashe de l’US Open

L’US Open a inauguré son toit rétractable pour cette édition 2016 sur son court central Arthur Ashe. Roland Garros est d’autant plus dans l’embarras qu’il ne sortira pas couvert avant 2020.

Rafael Nadal a inauguré le toit rétractable du stade Arthur Ashe (23 711 places) lors de son deuxième tour de l’US Open le mardi 31 août à New-York (victoire en trois sets contre Andreas Seppi). Une structure qui aura coûté 150 millions de dollars soit 133,9 millions d’euros selon The Wall Street Journal. L’investissement s’inscrit dans un plan de rénovation plus global de 500 millions de dollars (446,5 M€) débloqués par l’USTA, l’instance à la tête du tennis américain.

L’US Open, qui avait vu sa finale masculine, prévue le dimanche, repoussée cinq années durant au lundi pour cause de pluie, s’est engagé dans la construction d’un toit en 2013. Désormais, les diffuseurs sont assurés d’avoir toujours un match en direct à offrir. Cela a poussé notamment ESPN à s’engager avec le tournoi en 2015 pour onze ans et la somme de 825 millions de dollars.

En Australie, trois courts sont équipés d’un toit dont le premier depuis 1988. En Angleterre, Wimbledon vient d’engager un plan de rénovation de 70 millions de livres (83 M€) qui inclut la construction d’un toit sur le court numéro 1, lequel rejoindrait le court central, couvert depuis 2009.

Roland : pas avant 2020

C’est que, plus que les primes pour attirer les meilleurs joueurs du circuit, le toit est devenu une nécessite économique pour assurer le standing et l’attrait médiatique de la compétition. Car, derrière, les quatre tournois du Grand Chelem, certains tournois poussent pour récupérer le précieux label.

Seul tournoi non hermétique à la pression, Roland Garros fait figure de mauvais élève. Un Roland Garros 2016 particulièrement pluvieux n’a pas encore réussi à faire bouger les lignes. La Mairie de Paris s’arc-boute sur ses positons et la FFT s’enlise, sur fond de crise gouvernance. « On serait pas mal avec un toit sur le Chatrier…Malheureusement, il va falloir attendre encore un petit peu, a déclaré Guy Forget, le directeur de Roland Garros lors de l’édition 2016. Il faudra attendre jusqu’en 2020 pour avoir le nôtre. » Et si d’ici là Roland Garros perdait son statut ?

 

 

 

 

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