Tout sur Les Jeux Paralympiques de Rio

Un mois après les JO, Rio accueille les Jeux Paralympiques (crédit : RIO 2016)
Un mois après les JO, Rio accueille les Jeux Paralympiques (crédit : RIO 2016)

Du 7 au 18 septembre auront lieu les Jeux Paralympiques de Rio. TeamSportEco, en quelques chiffres, vous dit tout sur cet événement désormais incontournable !

Imaginés par les aviateurs britanniques blessés lors de la seconde guerre mondiale, les Jeux Paralympiques voient leur première édition officielle à Rome en 1960 avec 300 athlètes et 10 nations représentées. A Rio, pour cette quinzième édition, plus de 4 000 athlètes venus de 175 pays défendront leur chance dans 23 sports différents pour tenter de glaner une des 528 médailles d’or accessibles (cette année, deux nouveaux sports seront au programme : le canoë et le triathlon). Cela fait des Jeux Paralympiques, la deuxième manifestation au monde par le nombre de participants !

A titre de comparaison, les Jeux Olympiques de Rio ont réuni 13 362 athlètes répartis en 206 délégations sportives (dont 2 du CIO) et qui ont concouru pour 28 sports et 306 médailles.

A noter que l’ensemble de la délégation russe a été exclue de ses Jeux, la faute au dopage.

Dans le prolongement des JO

Même si Jeux Olympiques et Paralympiques se distinguent, la proximité entre les deux événements est réelle. Même s’ils sont chacun placés sous la tutelle d’une instance internationale différente (CIO pour les JO, IPC pour les Paralympiques), ils sont organisés par un même comité d’organisation, le ROCOG. Par conséquent, rien de surprenant de voir les infrastructures d’août remises au goût du jour pour cette édition (21 sites dans les quatre zones : Barra, Copacabana, Deodoro, Maracanã). Avec Rio, ce sera la dixième fois que les deux épreuves auront lieu dans la même ville.

Pour concourir sur un pied d’égalité, les athlètes sont répartis en classes et catégories, validées par une équipe médicale dédiée, selon une classification déterminée (athlètes handicapés physiques, malvoyants et non-voyants et ceux représentant un handicap mental). Pour information, les athlètes sourds et malentendants ne seront pas à Rio, ayant leur propre événement, les Deaflympics. Le facteur déterminant n’est pas le type de handicap mais plutôt l’habileté et l’entraînement : il est nécessaire que tous les athlètes d’une même catégorie aient les mêmes capacités fonctionnelles. Par conséquent, des athlètes ayant des handicaps différents peuvent concourir ensemble.

Côté média, les grosses chaînes internationales seront au rendez-vous (NBC, Channel 4). En France, France Télévisions fait honneur à la compétition en envoyant quelques-uns de ses journalistes et consultants phares (Laurent Luyat, Patrick Montel, Laurent Bellet, Stéphane Diagana, etc.) pour plus de 100 heures de direct sur France 2 et France 4.

Et nos Frenchies ?

L’ensemble de la délégation française est composé de 230 personnes dont 126 sportifs (42 femmes et 84 hommes).

Michaël Jeremiasz, porte drapeau de la délégation tricolore à Rio
Michaël Jeremiasz, porte drapeau de la délégation tricolore à Rio

L’objectif sera de faire bien mieux qu’à Londres où nos Français étaient arrivés au 16e rang au tableau des médailles : un Top 10 ! Pour cela, nos athlètes seront engagés dans 17 des 23 sports présents. Pour autant, il sera difficile de lutter avec les indétronâbles délégations chinoises et britanniques (bizarrement, les Américains ne trustent pas encore les premières places, ça ne saurait tarder).

Notre porte-drapeau sera Michaël Jeremiasz (tennis fauteuil), déjà 4 médailles paralympiques à son compteur depuis les Jeux d’Athènes (2004).

Le budget prévisionnel de participation de la délégation française s’élève à  3 300 000 euros. Il est provisionné par le Ministère des Sports, les entreprises partenaires (EDF, Andros, Malakoff Médéric, Groupe Renault, Société Générale, Air France et Lacoste) et les cinq fédérations sportives présentes.

Débuté la semaine dernière, l’acheminement (par Air France) des Tricolores n’a pas été une mince affaire : en plus de la délégation, pas moins de 830 colis pour 13 tonnes de matériel au total !

En cas de médaille, les champions français se verront verser une dotation de la part du Ministère des Sports (50 000 euros pour l’or, 20 000 euros pour l’argent et 13 000 pour le bronze). Exactement les mêmes sommes que les médaillés français des JO ont touché !

Morosité ?

La fête sera-t-elle au rendez-vous ? (crédit : RIO 2016)
La fête sera-t-elle au rendez-vous ? (crédit : RIO 2016)

En pleine période d’instabilité politique (destitution de Dilma Roussef), sans les Russes, les inquiétudes planent sur cette édition. Le public, surtout brésilien, sera-t-il présent ? La semaine dernière, seulement 1,4 million des 2,5 millions de billets mis en vente avait trouvé preneur (1,6 million à ce jour avec seulement 20% de billets achetés par des supporters étrangers). Et cela, malgré des prix sensiblement inférieurs à ceux des JO.

De plus, l’incertitude économique pourrait peser. Les caisses du comité d’organisation semblent vides : ventes de ticket surestimées, dépenses imprévues lors des JO et manque de sponsors. Par conséquent, les coupes budgétaires ont été nécessaires : cérémonies d’ouverture et de clôture revues à la baisse, réorganisation des épreuves sur des sites mutualisés, animations réduites et bénévoles (1 900 sur 30 000) renvoyés à la maison.

Malgré un Brésil peu concerné, en proie aux difficultés, espérons que la magie des Paralympiques, comme nous avons pu le voir à Londres en 2012, avec des athlètes au grand coeur, triomphe !

Sources : Comité Paralympique du Sport Français, Europe 1, 20 Minutes

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