Kristina Mladenovic et la Fed Cup

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Kristina Mladenovic, un maillon essentiel de l’équipe de France de Fed Cup dirigée par Amélie Mauresmo

Les 12 et 13 novembre prochains, face à la République Tchèque, Kristina Mladenovic aura l’occasion de remporter la Fed Cup pour la première fois de sa jeune carrière. La N°1 française en simple, titrée à trois reprises en double cette saison aux côtés de Caroline Garcia, a accepté d’évoquer brièvement pour nous la Fed Cup, ses contraintes, ainsi que les retombées positives liées à une telle compétition.

Le fonctionnement de la Coupe Davis est souvent décrié par les grands joueurs du circuit, dont certains souhaitent le réformer. Quel est votre sentiment sur la Fed Cup de ce point de vue ? 

La Fed Cup et la Coupe Davis sont victimes d’un calendrier très chargé. Il est assez logique que certains athlètes décident de faire l’impasse certaines années lorsqu’ils vont presque à chaque fois au bout des compétitions qu’ils disputent. Il y a un manque de coordination évident entres les instances (ITF) à ce sujet. Par exemple, la demi-finale de Fed Cup est en avril, la finale est en novembre. C’est extrêmement long entre les deux et ça peut casser une dynamique. Plusieurs solutions sont à l’étude, il faut voir ce qu’il en ressortira.

Est-ce un boulet sur le calendrier d’une joueuse qui souhaite percer en simple, mais également en double en ce qui vous concerne ?

Représenter son pays est un honneur avant tout. Après, cela impose de faire des choix de calendrier et ça peut remettre en cause les tournois ayant lieu la semaine avant ou après la rencontre de Fed Cup.

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Roland Garros, l’autre défi de Kristina Mladenovic

Quelles sont les retombées en terme d’image vous concernant ? Avez-vous le sentiment que le story telling en Fed Cup vous dévoile sous un autre jour ? 

On ne peut pas les mesurer aujourd’hui alors que la compétition n’est pas finie. La Fed Cup nous offre une exposition supplémentaire un peu différente que celle dont nous bénéficions toute la saison, c’est une certitude. Il en ressort que les émotions sont sans aucun doute plus fortes, et plus visibles, le tout dans un élan de solidarité avec l’équipe. Ce sont des moments forts de sport pour le public et pour nous-mêmes.

Vos résultats en équipe ont-ils un impact sur l’arrivée éventuelle de nouveaux sponsors ? 

L’arrivée de nouveaux sponsors n’est absolument pas liée à mes résultats avec l’équipe de France ou dans un tournoi en particulier, si important soit-il. Ils sont le fruit de ma progression au fur et à mesure des saisons et du fait que mon degré d’exposition augmente en même temps. C’est ce qui s’est passé en fin d’année 2015 lorsqu’à l’issue de ma meilleure saison à ce jour, j’ai rejoint le team des ambassadrices de l’USANA. Je ne crois pas au «one shot» en réalité, mais davantage au travail sur la durée.

Propos recueillis par Quentin Migliarini

Quentin Migliarini est diplômé de l’ESJ Paris en Master Journalisme sportif, il a travaillé au Figaro, Reuters et collabore avec IDalgo, agence numérique spécialisée dans le sport.

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