On était à l’ESWC 2016, on vous raconte tout

ESWC à Paris, Call Duty, les manettes ont chauffé...

L’ESports World Convention 2016 Call Of Duty se tenait cette année au Zénith de Paris du 6 mai au 8 mai avec 16 équipes de 5 pays différents. Entre le spectacle diffusé sur les écrans et l’ambiance en tribunes, le show était au rendez-vous pour cette édition 2016, jouée sur Call Of Duty Black Ops 3 sur Playstation 4. On vous raconte tout.

Vendredi à l’ouverture de rideaux de l’ESWC 2016, tout est prêt. Les joueurs, les consoles, les manettes, les organisateurs, mais surtout les fans. En entrant dans les “tribunes” du Zénith, l’ambiance est immédiatement palpable avant même le coup d’envoi de la compétition. Dans une ambiance tamisée, les supporteurs présents dans la salle obscure  du Zénith font du bruit et acclament la présentation de l’événement.

ESWC2016

Une ambiance digne d’un réel événement sportif

16 équipes sont présentes pour cette “Coupe du Monde” de Call of Duty, 4 sont françaises : Vitality, Supremacy, WYSIX, et Pulse Gaming. Les lauriers sont néanmoins vite promis à Optic Gaming, une équipe américaine. Dans une ambiance électrique, les fans regardent les premières parties se jouer, et donnent de la voix à chaques “kills”.

Une équipe e-sport de gamers sponsorisée par LDLC
Une équipe e-sport de gamers sponsorisée par LDLC

Avant d’aller se préparer avec son équipe pour le match, Shane, 23 ans, venu d’Angleterre avec  son équipe de la Team LDLC, nous confie : “Ici en France, c’est incroyable. Les français ont le meilleur public du monde, et de loin ! C’est quelque chose ici. C’est incroyable, l’arène est incroyable. Vous savez, des équipes de football en Angleterre ont des stades plus petits que cette arène, c’est juste incroyable.

En coulisses, toutes les équipes se croisent assez souvent, et les vestiaires de chaque équipes ne sont pas si éloignés. Julien Louis, 23 ans, alias Zylewr, le manager français de l’écurie anglaise Hyper Games, nous explique qu’il a “participé à toutes les éditions de l’ESWC sur Call Of Duty” et nous explique  : ”Par rapport aux années précédentes il y a du changement. Les éditions 2013 et 2014 se tenaient à la Paris Games Week, ce qui a permis à l’évènement de se faire connaître d’un public large. Depuis l’édition 2015, l’événement se tient au Zénith et les personnes qui ont apprécié les éditions tenues à la Paris Games Week, et les personnes intéréssées par l’e-Sport sur Call Of Duty continuent de venir.”

L’ESWC, un événement considéré comme un investissement marketing

C’est un fait : l’e-sport grandit vite mais il est encore en plein développement. Comme nous le rappelle, le 27 avril dernier, la création d’une association française d’e-sport et son institutionnalisation. Avec un objectif clair en France : D’ici 5 à 10 ans, créer une fédération sportive reconnue et terminer la professionnalisation des statuts des joueursMais revenons à l’ESWC. L’ événement se prépare chaque année depuis 2003 si l’on excepte les difficultés survenues en 2008 et il n’a de cesse de se professionnaliser.

Cette année, le rendez-vous ESWC des gamers aura coûté 600 000 euros pour trois jours de compétition dédiées à Call Of Duty. C’est à la fois beaucoup et très peu si l’on considère le coût réel d’un événement centré autour des technologies et du numérique aujourd’hui. Une véritable aubaine pour tout partenaire désireux de s’exposer à moindre coût et de manière aussi virale que globale.

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Son financement se fonde en particulier sur des sponsors qui s’intéressent au e-sport et y investissent. Il y a très peu de merchandising. A cela s’ajoute des recettes de droit minimes liées à la publicité générée grâce à la diffusion sur Internet, sur Twitch TV et d’autres plateformes. Enfin, les revenus liés à la billetterie ne sont pas en reste. Même si les chiffres ne sont pas massifs, la billetterie reste l’avenir du sport électronique. L’économie de l’événementiel e-sport a donc de beaux jours devant elle. 

Créer une économie autour de l’e-sport avec l’ESWC

Pour Oxent, la société créatrice de l’événement, l’ESWC ne dégage pas des profits importants, c’est avant tout un investissement : “L’objectif est de créer un écosystème. Un marché qui permette au sport électronique d’avoir la même économie que le sport traditionnel. On souhaite contribuer et structurer cette économie. Les acteurs (comme les clubs professionnels) sont comme des promoteurs de compétitions”, explique Matthieu Dallon, fondateur emblématique de l’ESWC et Président de France Esports.

Les grands vainqueurs de l'ESWC Call of Duty 2016, Optic Gaming
Les grands vainqueurs de l’ESWC Call of Duty 2016, Optic Gaming

En termes de récompense, 50 000 dollars étaient à se partager pour le top 8 dont 20 000 dollars en guise de prize money pour le vainqueur. Cette année, c’est presque sans surprise que le grand vainqueur s’appelle Optic Gaming. L’équipe américaine a remporté le tournoi pour la seconde fois consécutive. Une victoire nette 3 à 0 contre les Anglais de Splyce. Les équipes européennes quant à elles, ont su se montrer au cours des parties de Call of Duty, en dépit d’une hégémonie américaine qui dure depuis quelques années.

Une stratégie de diffusion entièrement en ligne et événementalisée

Les différentes vidéos de l’ESWC sur Twitch TV ont réalisé une audience de 32 407 vues live. Désormais, la stratégie pour attirer de l’audience est claire: tout se passe par internet. Mais pour attirer l’attention, il faut mettre en place un vrai plan : “D’un point de vue personnel, en tant que fan de sport électronique, il faut créer un événement unique, rencontrer des champions et apporter du frisson quand il y a un match avec des surprises et des tensions. En attirant les meilleures équipes, on va attirer leur public de fans. Mais nous ne sommes pas dans une conquête de public. Notre but est de montrer aux fans qu’on peut organiser un événement d’e-sport, que l’on peut prendre du plaisir à regarder jouer les meilleurs joueurs” ajoute Matthieu Dallon.  Et pour en avoir la preuve, il ne reste plus qu’à attendre le prochain rendez-vous ESWC qui aura lieu lors de la Paris Games Week du 27 au 31 octobre prochain.  

Promis à un bel avenir et suivi par des fans de plus en plus nombreux, le succès du e-sport est en marche !  

Antoine Corbelli et Purshoothe Thayalan avec Jean-Baptiste Guégan

Antoine Corbelli et Purshoothe Thayalan sont deux étudiants amateurs de football du Master Journalisme sportif de l’ESJ Paris.

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