Journalistes sportives : elles auraient pu être dans Paris Match

Les journalistes sportives à l'honneur dans Paris Match (Crédit photos : Vincent Capman pour Paris Match)
Les journalistes sportives à l’honneur dans Paris Match (Crédit photos : Vincent Capman pour Paris Match)

Les journalistes sportives à l’honneur dans Paris Match. Y en a (aura)-t-il d’autres ?

Jeudi, Paris Match consacrait quelques pages aux journalistes sportives présentes sur les différentes chaînes de télévision françaises. Les mauvaises langues qui, trop longtemps, justifiaient leur présence seulement à leur physique, ont vite été confrontés à la réalité ! Une exposition croissante qui vient récompenser une expertise et une approche complémentaire qui ont su renouveler le genre. Au plus grand plaisir des téléspectateurs ! Derrière, les « locomotives » Isabelle Ithurburu (Canal+), Céline Géraud (France Télévisions), Carine Galli (M6 – W9) ou Estelle Denis (D8), l’hebdomadaire met en avant toutes celles qui se sont fait une place au sein de cet univers, jadis apanage de la gente masculine. Et il y en a d’autres !

N’oublions pas Eurosport

Sûrement parce qu’Eurosport reste câblée, les grandes absentes de ce reportage sont les journalistes de la chaîne. Pourtant la chaîne du Groupe Discovery, comme nous avons pu le voir avec l’espagnole Laura Meseguer pour le cyclisme, a très vite pris le pari de féminiser son antenne.

Aujourd’hui, depuis qu’Eurosport diffuse la Pro D2 et produit un magazine dédié au rugby, « Au contact », Cécile Grès, jadis passée par la presse écrite, Le Mouv ou l’Equipe 21, s’est imposée à l’antenne. Son ton direct, son enthousiasme associé à une réelle connaissance et appétence rugbystiques lui ont permis de se faire accepter sur l’ensemble des pelouses du championnat auprès des acteurs (joueurs, entraîneurs, dirigeants) du rugby.

Cécile Grès, désormais une incontournable  du rugby français (crédit photo : blogsport)
Cécile Grès, désormais une incontournable du rugby français (crédit photo : blogsport)

En 2012, Marion Rousse, alors très jeune espoir du cyclisme français, remportait le titre national, et marquait ainsi le début de l’après Jeannie Longo. Une médiatisation qui pousse très vite Eurosport à la faire intervenir, à partir de 2014, au départ et aux arrivées du Tour de France. Peu à peu, sa présence à l’antenne croît et la compagne du champion Tony Gallopin, devient un pilier de l’équipe des Rois de la Pédale. Fin 2015, elle met un terme à sa carrière cycliste pour se consacrer à l’antenne.

Place à la jeune garde

Outre Eurosport, la sélection de Paris Match recense une très grande partie des journalistes sportives des chaînes du PAF. Toutefois, isolément, quelques-unes d’entre elles, surtout la jeune garde, n’apparaissent pas dans ce palmarès.

Margot Dumont, sur BeIN Sports, gagne à être connue. Après plusieurs petites expériences dans diverses rédactions, majoritairement derrière l’écran, elle rejoint BeIN Sport dès 2012, date de lancement de la chaîne. Depuis, elle y a fait son trou, en devenant incontournable sur les bords des terrains de Ligue 1. Celle qui aurait aussi pu faire carrière dans le football est également très appréciée du public, en atteste son nombre élevé de followers sur les réseaux sociaux.

Sur L’Equipe 21, Perrine Storme s’est également imposée à l’antenne, depuis 2013, notamment sur le créneau de la matinale. De son côté, Sandy Heribert, après sept années passées chez Eurosport, a décidé de tenter l’aventure en tant que free-lance. On peut la voir, le plus souvent lors de remplacements temporaires (vacances des titulaires), sur I-Télé, Ma Chaîne Sport ou L’Equipe TV.

Côté grandes chaînes, la féminisation, nous l’avons vu, avec quelques têtes d’affiches, est bien lancée. Pourtant, quelques nouveaux visages commencent à pointer le bout de leur nez. C’est peut-être prématuré, mais on peut déjà parler de deuxième génération. Sur le service public, Emilie Broussouloux fait ses preuves en animant les chroniques sport de Télématin mais aussi en assurant quelques reportages pour les émissions Tout le Sport ou Stade2 (elle intervient aussi depuis sur BFM TV). Sur les antennes du Groupe Canal+, il peut sembler difficile de passer après Isabelle Ithurburu et ses consœurs mais là aussi la relève semble prête. D’ailleurs, Infosport+, la chaîne d’information sportive du groupe, sert toujours autant de pépinière pour les jeunes pousses. Par exemple, Pauline Sanzey, au sein du groupe depuis deux ans, en est l’exemple.

Un phénomène qui va se poursuivre

La féminisation des antennes est donc avérée et va continuer sur sa lancée ! Ainsi, la toute récente (et remarquée) arrivée de la célèbre italienne Barbara Pedrotti sur BeIN Sport (elle récoltera les interviews des coureurs après les arrivées d’étapes sur le Giro) l’illustre. A court terme, de nouveaux visages, jeunes pousses françaises ou internationales devraient donc apparaître !

Barbara Pedrotti, une arrivée remarquée sur BeIN Sport (crédit photo : Sky Italia)
Barbara Pedrotti, une arrivée remarquée sur BeIN Sport (crédit photo : Sky Italia)

De plus, ces derniers temps, les journalistes sportives n’ont pas échappé au mercato des chaînes. D8 a ainsi attiré Estelle Denis (TF1) ou Clio Pajczer (L’Equipe 21), Eurosport a recruté Cécile Grès en provenance de L »Equipe 21. Dans les mois à venir, nous sommes prêts à parier que le phénomène va se poursuivre ! Notamment, avec la redistribution des droits TV entre les chaînes, la multiplication des retransmissions sportives et des émissions spécifiques mais également l’émergence de nouvelles chaînes thématiques : avec l’entrée dans le jeu de SFR et Patrick Drahi, il est certain que des transfuges d’autres chaînes et des nouveaux visages occuperont l’espace médiatique !

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