March Madness : des chiffres mirobolants !

La folie du basket universitaire, la March Madness
La folie du basket universitaire, la March Madness

Le tournoi final du championnat universitaire a connu son dénouement mardi soir. Chaque année, c’est tout un pays qui vit au rythme universitaire pour l’une des compétitions les plus lucratives au monde. Retour en chiffres sur la March Madness.

La folie de Mars aux Etats-Unis, un phénomène exceptionnel

Les Pennsylvaniens  de Villanova ont mis fin à la March Madness mardi dernier grâce à une fin de match historique contre North Carolina. Cette année encore, en vingt jours, le tournoi finale de la NCAA (championnat universitaire de basket-ball américain) a attiré tous les regards de l’autre côté de l’Atlantique. Avec plus de 18 millions de téléspectateurs en moyenne, l’événement s’est progressivement imposé comme l’un des plus lucratifs au monde. Aujourd’hui, organiser et accueillir la March Madness (folie de mars) a un impact considérable ! Et ce n’est pas la ville de Philadelphie qui dira le contraire. Cette année l’organisation des finales régionales a rapporté plus de 18 millions de dollars à la ville. Plus de 17000 personnes se sont déplacées pour suivre les rencontres, réservant environ 10 000 chambres d’hôtels. Houston, qui organisait le Final Four, (le tournoi final entre les 4 dernières équipes) escomptait des retombées estimées à environ 300 millions de dollars. Si l’on ajoute à cela des prix qui varient entre 321 dollars et 4,439 dollars pour une place au premier rang, on comprend vite pourquoi toutes les villes du pays se battent pour accueillir l’événement.

La folie ne fait qu’empirer !

L’année dernière, la finale du final four a attiré plus 28 millions de téléspectateurs, ce qui a installé plus confortablement l’évènement comme le 2ème évènement sportif le plus suivi aux États-Unis derrière le Superbowl et ses 119 millions de spectateurs. C’est pourquoi pour diffuser les 67 matchs du tournoi pendant les 14 prochaines années, les chaînes nationales, CBS et Turner sport ont dépensé la somme de 10 milliards de dollars en 2006. Les 30 secondes de publicité durant les rencontres ont atteint la somme extravagante de 1,5 million de dollars. Seul le Super Bowl a fait mieux avec 4,5 millions de dollars les 30 secondes. Autre preuve de l’engouement et de ses retombées : La NBA, durant les plays-offs, ne tourne qu’a 540 000 dollars les 30 secondes. Tout est dit.

Mais là ou la March Madness est incomparable, c’est au niveau des paris sportifs qu’elle engendre. Chaque année plus de 60 millions d’Américains se prennent au jeu du “bracket” qui consiste à imaginer le tableau parfait du début jusqu’à la fin de la compétition. Certes, le phénomène du bracket aurait pu perdre son “b” car les chances de dresser le tableau parfait sont de 1 sur 9,2 quintillion (un quintillion = 1 puissance 30), soit moins de chances que de se faire frapper par un astéroïde. Mais cela n’arrête pas les fans, qui sont totalement dévoués à leur universités (la majorité des parieurs étudient ou ont étudié en université). Une autre explication de cet incroyable engouement qui suscite une adhésion à nulle autre pareille.

Une folie douce dont tous ne profitent pas

Aux États-Unis, au mois d’avril, tout le monde se frotte donc les mains, sauf… les joueurs qui ne sont pas payés, comme le stipule le règlement de la NCAA. Notamment parce qu’ils ne sont pas professionnels ! Ce qui laisse pas mal d’argent aux universités qui, pour les meilleures d’entre elles, gagnent ainsi plus d’argent que les franchises NBA. Autant d’argent qui permet aux entraîneurs de NCAA de faire partie des mieux payés au monde. Ainsi, le fameux Mike Krzyzewski alias “coach K”, entraîneur de la célèbre équipe de Duke, profite d’un salaire voisinant avec les 7 millions de dollars par an.

L’engouement autour des jeunes étudiants basketteurs n’est donc pas prêt de diminuer et cela au plus grand bonheur de l’Université de Phoenix et de la ville Glendale, la ville de l’Arizona qui organiseront l’édition 2017 du final four. Vivement l’année prochaine.
Tafari Tirolien et Jean-Baptiste Guégan

Tafari Tirolien est étudiant en Master Journalisme sportif à l’ESJ Paris. Spectateur avisé de basket-ball, il est aussi grand amateur de football.

1 commentaire

  1. Cette compétition est effectivement hors catégorie !
    Le tarif de 1,5 million de dollars pour 30 secondes de pub devant une audience de 28 millions de téléspectateurs estimés donne un CPM (coût par mille) de 53.5 $. Je n’ai jamais vu un tarif pareil, pour de la pub télé, à la mi-temps, sur de tels volumes (en général plus l’audience augmente et plus le CPM baisse).
    Comparativement, d’après vos chiffres, le Superbowl se vend à 38 $ les milles.

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