Ligue 1 : a-t-on besoin d’investisseurs ?

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Vincent Labrune et Margarita Louis-Dreyfus recherchent un investisseur….ou pas

BFM Business est revenu dans son émission Sports Business Club sur les investissements étrangers en Ligue 1. Malgré les récents échecs à Nice ou à Lens, le football français reste attractif pour les experts. Décryptage.

L’homme d’affaire belge Grégory Maquet, « amer et déçu », a renoncé au rachat du RC Lens. Un nouveau couac pour le football français après le rachat avorté de l’OGC Nice par un prince saoudien. Comme si les investisseurs étaient encore frileux par rapport au foot français ou les propriétaires encore réticents à céder leurs clubs à l’image de Vincent Labrune qui louvoie devant des investisseurs potentiels pour l’OM de Margarita Louis-Dreyfus. Pourtant, le football français a des atouts pour plaire et besoin d’argent frais.

A l’image des qataris ou de Ledus « qui a investi du côté de Sochaux près de 7 millions d’euros, rappelle Philippe Diallo, directeur général de l’Union des Clubs Professionnels de Football (UNFP). Le football français suit l’évolution de la mondialisation du football, Sur les vingt clubs de Premier League, neuf sont aux mains des étrangers. Comme dans l’économie française et le CAC 40, 50% des capitaux sont étrangers. »

Diallo « un besoin de réformes »

Le football français a besoin d’argent pour rivaliser au niveau européen et bonne nouvelle pour l’économiste Pascal Perri, « la Ligue 1 est le dernier championnat où l’on peut investir. En Allemagne une règle bloque tout investisseur à hauteur de 49%  et en Premier League et en Liga, le ticket d’entrée est très élevé ! »

Malgré ce constat, certains freins demeure comme le confesse le responsable de l’UNPF : « Il y a un besoin de se réformer, un environnement juridico fiscal et économique à améliorer. La France, puissance mondiale possède néanmoins beaucoup d’atouts : la formation, des stades rénovés, elle a investi 2 milliards dans des infrastructures et supprimé la taxe à 75%. » Suffisant pour attirer de nouveau des investisseurs à tous les échelons ?

En finir avec les entrepreneurs ?

La Ligue 2 n’est en tout cas pas en reste. A Sedan, le prince saoudien Fahad, actionnaire veut investir aussi dans un centre formation et un complexe médical. « C’est un investissement foncier, dans un équipement collectif à destination du marché de la santé et du troisième âge », explique Pascal Perri. On peut donc coupler immobilier, santé et sport dans un investissement en Ligue 1.

« En Allemagne les grandes entreprises ont investi dans le football au contraire des groupes du CAC 40, précise Thomas Bourguignon, analyste chez News Tank Football. Il n’y a pas forcément moins de relations publiques ou d’opérations d’hospitalité à y faire mais ce fut davantage l’apanage des entrepreneurs locaux dans les années 80 » qui se sont servis du spectacle pour faire affaire comme Aulas avec la Cegid et l’OL ou « Louis Nicollin, à Montpellier, qui a développé ses affaires grâce au football », rappelle Pascal Perri. Serait-il temps pour les familles de lâcher leur affaire pour, comme le PSG, rêver plus grand ?

 

 

 

 

 

 

 

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