Rugby écossais : le sportif ne suit pas les finances

John Beattie, en action contre l'Italie
John Beattie, en action contre l’Italie

Le XV de France affronte l’Ecosse ce samedi. Pour l’occasion, nous consacrons un article à la Fédération écossaise de rugby chargée de redresser un rugby professionnel en manque de résultats. Elle bénéficie pourtant de son propre stade et dégage un surplus depuis au moins cinq ans.

Des clubs encore à la traine au niveau européen, une sélection qui peine au niveau international avec du jeu mais rarement des résultats (une seule fois dans le top 3 des VI Nations depuis 2008), la tâche de la Fédération écossaise n’est pas aisée.

La fédération possède pourtant son stade de Murrayfield et sa capacité de 67 130 spectateurs au contraire de la FFR qui attend le sien du côté d’Evry pour 2017. Même moribonde, la sélection attire tout de même 65 537 spectateurs de moyenne lors de ses rencontres internationales à domicile.

Bonne santé financière

Elle dispose de moyens relativement élevés et s’appuie sur des recettes en hausse de 30,3% depuis 2009-10.

Capture d’écran 2014-12-20 à 16.17.33

Les dépenses ont, elles, augmenté de manière sensiblement équivalente sur la même période : hausse de 29,9% depuis 2009-10. La fédération dégage un surplus autour du million de livres depuis cinq ans dont 860 000 livres pour 2014.

Capture d’écran 2014-12-20 à 16.17.44

La trésorerie de la fédération affiche également sa bonne santé avec une augmentation graduelle du cash à disposition ses deux dernières années : 2,2 millions d’euros supplémentaires à la clôture annuelle en 2013 par rapport à l’exercice précédent et 2,8 millions d’euros supplémentaires cette année.

Et ce, malgré une masse salariale passée de 27,8 millions d’euros (303 salariés) à 30,0 millions d’euros (317 salariés).

La Fédération étoffe ses effectifs, poursuit le développement de ses filières jeunes et féminines et entend renforcer la compétitivité de sa sélection de rugby à 7 engagée dans la bataille pour la qualification olympique. Elle a obtenu de bons résultats dans les épreuves IRB en 2015 en atteignant la finale de la Plate (finale des perdants du tableau final) lors de l’épreuve à Dubai en décembre dernier.

Elle chapeaute également les franchises écossaises engagées en European Rugby Champions Cup tels Edimbourg et les Glasgow Warriors qui drainent de plus en plus de spectateurs. Les Warriors ont gagné 70% d’abonnés supplémentaires depuis trois ans, preuve de l’engouement pour ces franchises nationales réputées très joueuses.

Côté finance, l’Ecosse a de quoi voir venir. L’enjeu maintenant est d’utiliser cette manne à des fins sportives : faire de l’Ecosse une nation du rugby qui gagne (à nouveau)!

Source : Rapport annuel de la fédération écossaise de rugby 2013-14

Credit photo : Macron Sports

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE